Méditations quotidiennes

Dimanche 31 janvier
Saint Jean Bosco
Ô Marie, Mère de bonté et de miséricorde, vous dont l’éclatante protection a plus d’une fois délivré le peuple chrétien des assauts et de la barbarie des Musulmans, je vous en supplie, délivrez mon âme des attaques du démon, du monde et de la chair ; obtenez-moi de remporter toujours une victoire complète sur les ennemis de mon salut.
Saint Jean Bosco
Lundi 1er février
Saint Ignace d’Antioche
Remarquez bien le parallélisme : “ Jésus ” a remplacé le mot “ Seigneur ”. C’est une des mille et une astuces de saint Marc pour nous faire comprendre ce que maintenant il a parfaitement compris : que le Seigneur dans l’Ancien Testament c’est Dieu, que Jésus fait les mêmes choses que Dieu faisait ou promettait de faire dans le Nouveau Testament et que donc Dieu et Jésus c’est le même être. Ou que l’un agit aussi bien que l’autre, indistinctement de l’autre.
Notre Père, Commentaire de l’Évangile selon saint Marc, 1986
Mardi 2 février
Présentation de Notre-Seigneur au Temple, Saint Jean-Théophane Venard, Sainte Jeanne de Lestonnac
Je vois bien l’Église tout entière se jeter dans l’apostasie et qui l’en tirera ? Dieu seul ! Ce sera le petit reste qui suivra parce qu’il a suivi chaque année, à la Chandeleur, la procession en portant son cierge, c’est-à-dire qu’il a gardé l’espérance et qu’il sait que tout le secret de l’avenir est dans la Vierge Marie et cet Enfant qu’elle porte. C’est immense, notre foi, c’est notre joie, c’est notre force. Voilà le sens de notre joie aujourd’hui. S’il n’y avait pas cela, ce serait comme si nous circulions avec des cierges éteints et renversés, nous n’aurions plus d’espérance. S’il n’y avait pas cette interprétation des Écritures, s’il n’y avait pas les songes de don Bosco, s’il n’y avait pas le Secret de Fatima, ce serait à perdre la foi, cent fois, et quitter l’Église de dégoût de ce qui se passe. Mais il y a toujours cette flamme : le Cœur Immaculé de Marie. Nous sommes les premiers d’une immense foule qui reviendra le jour où nous nous mettrons tous à la prier, Elle et son Fils.
Notre Père, 6 février 1994
Mercredi 3 février
Bse Anne-Marie Rivier, Saint Blaise
Qui peut connaître le Cœur de Jésus ? Personne. Personne ne sait qui est le Fils. Personne ne comprend le mystère infini du Verbe de Dieu incarné et Sauveur. À plus forte raison : personne ne connaît le Père dans le Ciel. Mais Jésus, lui, le connaît et peut le révéler, le faire connaître à qui Il veut, c’est-à-dire aux petites gens qui se pressent autour de Lui. Alors, il se tourne vers ces gens et révèle véritablement son Cœur en disant : « Venez à moi, vous tous qui êtes las et trop chargés ! Je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et recevez mes leçons, car je suis doux et humble de cœur. Vous trouverez du repos pour vos âmes, car mon joug est bénin, mon fardeau est léger. »
Voilà la réponse à ceux qui l’injuriaient tout à l’heure en le disant suppôt du démon. Le Verbe de Dieu, le Fils de Dieu fait homme s’est montré en toutes les circonstances de sa vie terrestre doux et non pas violent ni méchant, et humble de Cœur. L’humilité du cœur, c’est une merveille, une vertu… divine !
Frère Bruno de Jésus-Marie, 6 mars 2005
Jeudi 4 février
Saint Jean de Britto, Sainte Véronique, Saint André Corsini
Tournons nos regards vers la Vierge Marie au pied de la Croix, entourée des Saintes Femmes parmi lesquelles cette sainte Véronique que nous fêtons aujourd’hui. Nous pensons à l’amour que la Sainte Vierge a eu pour ces femmes, pour les Apôtres, qui étaient réduits à un seul pour les hommes, à un groupe pour les femmes, au pied de la Croix, parmi lesquelles devait être cette Véronique. La Vierge Marie a eu un immense amour pour eux, pour elle, à cause de leur fidélité à son Fils. Faut-il dire à propos des ennemis du Christ de quelle inimitié, de quelle haine ils ont été atteints aussitôt dans le Cœur de la Vierge Marie ? Eh ! non ! C’est là que nous touchons au mystère : Elle a aimé les uns avec reconnaissance pour l’amour, le dévouement qu’ils manifestaient à son Fils Jésus ; les autres, elle a surmonté les instincts naturels de pure justice, pour, à l’image de son Fils, puiser dans le Cœur de son Fils le pardon plus que la réclamation de la justice, la douceur plus que la colère.
Notre Père, 29 janvier 1989
Vendredi 5 février
Premier Vendredi du mois, Sainte Agathe
Pour Agnès, Lucie, Agathe, l’Église romaine s’évade de sa sobriété. C’est dire combien les Romains ont été touchés par les martyres. Ils ont été frappés par l’alliance de la virginité et du martyre, comme étant la célébration des noces avec Dieu dans le sang de cette enfant ainsi sacrifiée. Ils ont vu la complémentarité étonnante de la virginité et du martyre.
C’est une illustration tout à fait complète du mariage spirituel par la chasteté qui en est la manifestation spirituelle ; par le martyre qui lui donne une sorte de consommation physique, de preuve de la vérité de l’amour par le sang répandu, par le don total du corps.
Notre Père, 21 janvier 1976
Samedi 6 février
Premier Samedi du mois, Saint Paul Miki et ses compagnons, Saint Tite
La compassion de Jésus s’accorde en tout parfaitement avec sa parfaite adhésion à la Volonté de son Père. Celui qui a dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes las et trop chargés et je vous donnerai du repos » est le même qui enseignait : « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il se renonce, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive ». Le bon Maître voit nos peines, nos combats, il a pitié de notre faiblesse et cependant les apaisements qu’il nous donne ne vont pas à nous délivrer de nos maux avant l’heure marquée par son Père, mais à nous en révéler le prix.
Notre Père, Lettre à mes Amis n° 8, 1957
Dimanche 7 février
5e dimanche du temps ordinaire, Bx Jacques Salès et Guillaume Sautemouche, Saint Romuald
Cette pêche leur a été un signe, mais c’est un signe qui vient d’une voix pleine de douceur, qui se laisse deviner. Simon s’était précipité pour obéir à Jésus, d’une manière déraisonnable. Il sait, lui, l’homme du métier, qu’il n’y a pas de ban de poissons en plein jour, ils sont dans une autre direction puisque la nuit, on n’a rien pris. Donc, c’est un geste de confiance et le miracle est si éclatant que tous comprennent que Jésus est un grand prophète. Il l’appelle “ Seigneur ” et il se sait indigne de cette présence dans sa barque d’un tel homme. À ce moment, Jésus leur fait une prédiction et c’est un appel à le suivre. Ils le comprennent ainsi et ils quittent tout. C’est un trésor quand on a de telles scènes dans sa vie. C’est un trésor que l’on garde toute sa vie. Les Apôtres ont gardé ce trésor dans leur cœur, bien vivant.
Notre Père, 19 juin 1994
Lundi 8 février
Très Saint Cœur de Jésus et Marie
Que nous célébrions la très sainte vie de Jésus et de Marie dans un seul cœur, c’est affirmer l’intimité absolue de leurs deux Cœurs devenus un seul Cœur. C’est cela qui est l’objet de notre admiration dans cette fête. De la même manière que dans la fête de la Sainte Trinité, on célébrera cette union qui est une unité substantielle entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, de la même manière, aujourd’hui, nous célébrons cette union qui est comme consubstantielle à sa Mère comme elle est consubstantielle à son Père. C’est vrai que dogmatiquement, on ne peut dire que Jésus et Marie soient consubstantiels, mais saint Jean Eudes ose le dire mystiquement. Si on dit que Jésus est consubstantiel à la Vierge Marie, c’est pour montrer que tous les deux sont de nature humaine, ce qui est philosophiquement exact, mais aussi ils sont comme une seule substance. C’est rapprocher l’union de Jésus et de Marie de l’union des trois Personnes en une même substance, un même être. Jésus et Marie s’aiment tellement qu’ils ne font plus qu’un.
Notre Père, 24 août 1994
Mardi 9 février
Saint Cyrille d’Alexandrie
À Jérusalem Notre-Seigneur se déclarait de plus en plus ouvertement, préparant la proclamation de sa divinité. Il n’a pas pris ses ennemis en traître ! Il les a avertis, alertés, inquiétés, multipliant les miracles de sa puissance. Finalement, il les a provoqués dans leur propre domaine : la pureté légale – il faut se laver les mains avant de passer à table…, le sabbat… – Il voulait que leur haine suscite contre lui toutes les questions, les interrogations les plus profondes pour pouvoir se déclarer, non pas entre quelques amis dont on pourrait ensuite douter, mais à la face du monde. De sorte qu’ils n’ont eu d’autre solution que de le condamner à mort et de le faire clouer à la Croix par les Romains. Eux-mêmes manifestant par là leur apostasie, c’est-à-dire leur opposition à Dieu même. Car le pouvoir du Christ est un pouvoir divin. C’est évident. Il faut être aveugle pour ne pas le voir. Mais eux n’en veulent pas parce qu’ils sont au pouvoir de Satan.
Par la grâce et la miséricorde du Cœur Immaculé de Marie, puissions-nous passer du côté de Jésus-Christ, avec Simon de Cyrène et Véronique, et non pas du côté de ses persécuteurs, afin d’être avec Lui dans la vie éternelle.
Frère Bruno de Jésus-Marie, 6 mars 2005
Mercredi 10 février
Mercredi des Cendres, Sainte Scolastique, Saint Arnaud
L’essentiel du Carême, c’est le regard vers la Croix, le regard vers ce groupe des saints au pied de la Croix. C’est l’expiation, la réparation de la volonté. La volonté veut consoler Jésus et Marie, veut se tenir au pied de la Croix avec eux, avec les saintes Femmes et saint Jean. L’expiation, c’est de participer un peu à cette souffrance, un peu, par connaturalité, dirait saint Thomas, ressentir en soi les effets de la souffrance. Il faut souffrir un peu réellement pour avoir dans cette expérience l’expérience physique, corporelle de la pénitence de Jésus. Souffrir un peu dans ses affections, point de lettres, point de récréations, point de conversation avec les gens (du moins celles qui sont inutiles) pour savoir ce que c’est de se retrouver le cœur “ contritum ”, se retrouver seul, le cœur écrabouillé, seul dans la vie devant un fils mort sur la Croix. “ Cor contritum ”.
Notre Père, 16 février 1994
Jeudi 11 février
Jeudi après les Cendres, Notre-Dame de Lourdes
Le 24 octobre 1865, Bernadette transcrivit pour le Père Cros, au verso d’une image de saint Jean Berchmans les paroles que lui avait adressées la Sainte Vierge :
– Voulez-vous me faire le plaisir de venir pendant quinze jours ?
– Vous irez dire aux prêtres de faire bâtir une chapelle.
– Allez boire à la fontaine et vous y laver.
– Vous prierez Dieu pour les pécheurs.
– Je suis l’Immaculée Conception.
– Allez manger cette herbe que vous trouverez là.
– Je ne vous promets pas de vous faire heureuse en ce monde, mais dans l’autre.
Vendredi 12 février
Vendredi après les Cendres, Sept fondateurs des Servites
C’est stupéfiant ! De qui Jésus est-il l’Époux ? de la Vierge Marie d’abord. Sur la Croix, il la désignera comme la Femme de la Nouvelle Alliance. Leurs épousailles sur le lit de la Croix sera le sommet de leur amour. Et Jésus a tellement aimé la Vierge Marie qu’il a voulu que nous lui ressemblions tous. Comment faire puisque nous sommes tous pécheurs ? Jamais nous ne serons immaculés. Jésus a inventé un moyen de nous rendre purs, sans tache, agréables à Dieu et ce moyen c’est l’Église. Il nous aime à la mesure où nous nous fondons dans l’Église. L’époux est tout pour son épouse, Jésus se présente à peine sur terre qu’il révèle qu’il est l’Époux, c’est-à-dire tout sur la terre. Il possède l’Église, il la ravit de joie rien qu’au son de sa voix et de ses enseignements. Jésus a mille tendresses pour la Vierge Marie et pour son Église. Mais avant de connaître les joies des épousailles célestes, il nous faudra passer par l’amour de la Croix, comme le fit la Sainte Vierge.
Frère Michel de l’Immaculée triomphante et du Divin Cœur, 3 janvier 2016
Samedi 13 février
Samedi après les Cendres, Bse Béatrice, Dies natalis de Sœur Lucie
Aveuglée par la passion, l’humanité ne veut pas entendre la voix de Dieu qui lui crie à l’oreille de tant de manières et par tant de moyens. Je dis qu’elle crie, pourtant la Sainte Écriture et l’Imitation du Christ disent que Dieu parle dans le secret de la solitude. Aujourd’hui, il me semble à moi que le Seigneur crie, mais que, même lorsqu’il crie, il n’est pas entendu. N’entendez-vous pas le cri de Dieu qui appelle l’humanité à la pénitence volontaire en s’abstenant de pécher, au repentir et à la prière pour obtenir miséricorde ? […] N’est-elle pas un cri de Dieu, la voix du Pape qui interpelle le monde de tant de manières, en demandant à l’homme aveugle qu’il ouvre les yeux à la lumière, qu’il revienne de ses égarements et de la voie de la perdition ? N’est-ce pas encore Dieu qui crie dans le cœur de l’homme par le moyen de tant de misères, de famines, de maladies, par la mort, les chagrins et les peines qui le déchirent, comme pour dire à chacun que la cause de tout est le péché d’immoralité ? Oh ! qui nous obtiendra la grâce que Dieu soit entendu ?
Sœur Lucie au Père Pasquale, 1er novembre 1943
Dimanche 14 février
1er dimanche de Carême, Saint Cyrille et saint Méthode, Saint Valentin
Chacune de vos familles est comme une barque avec ses moments de tempête, ses moments de tranquillité. Quand la tempête est générale, que tout le monde se bat comme il peut, il est consolant de voir qu’on n’est pas seul. Quand on en voit s’endormir et périr, ne pas s’endormir, se relâcher pour ne pas subir le même sort. Jésus nous aide et nous fait parvenir au bout du chemin. Il est absolument nécessaire, dans la vie difficile que nous avons ou que nous aurons bientôt, il est absolument important d’avoir cet ancrage en Dieu, cette confiance en Dieu qui nous conduit. De toute manière, nous arriverons au port par notre fidélité.
Notre Père, 20 février 1994
Lundi 15 février
Saint Claude la Colombière, Dies Natalis de notre Père
Nous avons appris à connaître le Cœur de Jésus et à l’aimer, à l’école du cœur de notre Père, qui nous a consacré à son amour miséricordieux le jour où il a décidé que nous serions les Petits frères et les Petites sœurs du Sacré-Cœur, Cœur transpercé d’où jaillit un flot de Sang précieux et d’eau pure, qui sont les sacrements de la grâce et de la miséricorde. Toute la vie de notre Père est une révélation de cette miséricorde pleine d’amour, et de cet amour plein de miséricorde – comme vous voudrez ! – en lequel se résume toute la religion de nos pères, qu’il a vraiment ancrée dans nos cœurs, qui est la seule véritable. D’où l’une de ses résolutions, qui est peut-être la nôtre aujourd’hui : « Au fond de mon cœur, dans le petit coin béni et caché où votre Providence m’a placé, je vais imprégner mes actions, mes pensées de la douceur, de l’anéantissement de frère Charles de Jésus, et le reste, je n’y attacherai plus d’importance. » Le reste, c’est tout ce qui avait été ses activités débordantes y compris la polémique, avec le concile Vatican II, l’abandon de l’Algérie française, comme une croix à porter par amour dans cet esprit d’anéantissement et de douceur. C’est l’héritage que nous avons reçu, auquel il nous faut consacrer tout notre dévouement et renouveler notre désir d’adhésion.
Frère Bruno de Jésus-Marie, 15 juin 2012
Mardi 16 février
Le pardon comme la grâce, on le demande, non pour soi seul, mais pour tous les hommes.
Bienheureux frère Charles de Jésus
Mercredi 17 février
Mercredi des Quatre-Temps, Sept saints fondateurs de l’ordre des Servites
Mon âme demeurait dans la paix. Je peux dire que je vivais tout à fait abandonné entre les mains de Dieu. Je n’ai jamais eu la tentation de Le maudire. J’étais très heureux, je ne sais comment expliquer cela… Ce fut un temps de grâce que je n’ai jamais regretté, même si cela a été horrible. Mon cœur était rempli de joie. Les tracasseries, les coups de fouet, tout cela ne me touchait pour ainsi dire pas du tout. Le corps souffre mais l’âme exulte. Ma vie spirituelle, je crois, avait atteint un niveau très élevé bien que pendant une année entière je n’eusse pas l’occasion de recevoir les sacrements. Je priais sans cesse. Pendant cette guerre, j’ai expérimenté combien l’Évangile est vrai quand il dit que, dans chaque circonstance de la vie, Dieu est présent et maintenant je sais qu’Il l’est encore davantage au moment des épreuves.
Père Joseph Krémer, sur sa captivité en Russie
Jeudi 18 février
Sainte Bernadette
Le bon Dieu nous châtie toujours en père. Les rues de Paris ont été arrosées par le sang d’un grand nombre de victimes, et cela n’a pas suffi pour toucher les cœurs endurcis dans le mal ; il a fallu que les rues du Midi fussent aussi lavées et qu’elles eussent aussi leurs victimes. Mon Dieu ! que l’homme est aveugle, s’il n’ouvre pas son cœur à la lumière de la foi ! Après des malheurs si terribles, n’aurons-nous pas la tentation de nous demander qui aurait pu les provoquer, ces terribles châtiments ? Écoutons bien, et nous entendrons une voix, au fond de notre cœur, nous dire : c’est le péché, oui, le péché, puisque c’est le plus grand des malheurs qui nous attire tous les châtiments. Le mal que nous commettons avec malice retombe sur nous ; voilà la bonheur et les avantages que nous procure l’ouvrage du péché. Ô mon Dieu, pardonnez-nous, et faites-nous miséricorde !
Lettre de sainte Bernadette à sa sœur Marie, 4 juillet 1875
Vendredi 19 février
Vendredi des Quatre-Temps
Cet Évangile souligne la nécessité de revoir sa conduite. Il est en continuité avec le discours sur la montagne où Jésus annonce la nouvelle loi, c’est-à-dire les béatitudes. Si Jésus ne vient pas abolir la loi antérieure, mais l’accomplir, la faire avancer, la faire mûrir, cependant par cette réforme dans la continuité, il indique un chemin très exigeant.
Notre Saint Père le pape François, 13 juin 2013
Samedi 20 février
Samedi des Quatre-Temps, Bx François et Jacinthe
Dites aussi aux hommes d’Église, Père, que mes cousins, François et Jacinthe, se sont sacrifiés parce qu’ils ont toujours vu la Très Sainte Vierge très triste dans ses apparitions. Elle n’a jamais souri avec nous et cette tristesse, cette angoisse que nous remarquions chez elle à cause des offenses à Dieu et des châtiments qui menacent les pécheurs, cette angoisse pénétrait notre âme et nous ne savions qu’inventer en notre petite imagination enfantine comme moyen pour prier et faire des sacrifices.
Sœur Lucie au Père Fuentès, 26 décembre 1957
Dimanche 21 février
Saint Pierre Damien, Bx Noël Pinot
Dans l’Ancien Testament, la “ nuée ” manifeste la présence de Dieu. Mais en plein vingtième siècle, en 1917, les voyants de Fatima en ont fait l’expérience, ils ont été pris “ dans cette lumière qui est Dieu ”, comme dit Lucie. Là, elle enveloppe les Apôtres, et ils tombèrent la face contre terre, adorant Dieu, exactement comme les enfants de Fatima. Et tandis qu’ils sont là, la face contre terre, adorant le Père, Dieu le Père, présent et agissant, une voix se fait entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, mon élu en qui je me complais, écoutez-le ! » Pierre, tu entends ? Écoutez-le ! Toi qui réprimandais le Christ l’autre jour, insolent ! Et les autres qui n’avez toujours pas compris l’annonce d’une mort ignominieuse à Jérusalem, et d’une résurrection : « Écoutez-le ! » Comme Moïse, Jésus va redescendre de cette montagne, en porteur de la Loi nouvelle… qui n’est autre que lui-même. Écoutons-le ! Mais ne nous contentons pas d’écouter. Suivons-le ! Et disons avec Lucie, François et Jacinthe, pris dans la nuée lumineuse : « Ô Très Sainte Trinité, je vous adore. Mon Dieu, mon Dieu, je vous aime dans le Très Saint-Sacrement. »
Frère Bruno de Jésus-Marie, 5 mars 2005
Lundi 22 février
Bse Isabelle de France, Chaire de saint Pierre à Antioche
Notre Père nous a souvent raconté quelle appréhension était la sienne le 15 septembre 1958, jour de la fondation de notre communauté à Villemaur. Il prenait la charge d’une paroisse, de trois paroisses, mais c’était pour y fonder notre communauté, avec l’accord de l’évêque. Il invoquait tous les fondateurs d’ordre : « Comment fait-on ? » Pour fonder… Rien de plus simple : nous sommes allés au chœur de l’église de Villemaur pour y chanter les vêpres… et puis voilà. Ensuite, dîner, puis chapitre, complies, coucher… Et ça dure depuis cinquante-deux ans. C’est ce que nous avons fait à Fons, en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel. Nous allions fonder une maison, deux maisons : une pour les frères, une pour les sœurs. Pendant le voyage, j’invoquais notre Père : comment faire ? Rien de plus simple. Nous avons récité les vêpres de la Sainte Vierge. Avec d’autant plus de confiance que notre Père, avant de nous quitter, ne nous a pas laissés orphelins, puisqu’il a « passé la main à l’Immaculée ». (à suivre)
Frère Bruno de Jésus-Marie, 7 août 2010
Mardi 23 février
Saint Polycarpe, Saint Pierre Damien
Au début, notre Père voulait que nous récitions souvent, très souvent le Notre Père. Il l’avait d’ailleurs inscrit dans la Règle : « Leur prière répétée sera le Pater. » Depuis, cette pratique s’est un peu effacée au profit du chapelet que Notre-Dame réclame avec tant d’insistance à Fatima. Où le Notre Père a sa place évidemment, mais où se répète surtout l’Ave Maria, parce que ce que notre très chéri Père Céleste veut établir dans le monde, c’est la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. En récitant le Notre Père, nous disons : « Que votre volonté soit faite. » Eh bien ! sa volonté, c’est de faire connaître et aimer le Cœur Immaculé de Marie. « Notre très chéri Père Céleste », c’est qui ? j’aime beaucoup, j’aime de plus en plus ce vocable qui invoque à la fois, en même temps notre Père des Cieux représenté au chevet de notre chapelle et celui qui fut son représentant sur la terre, notre Père fondateur, qui continue à s’occuper de nous du haut du Ciel… L’un et l’autre ont même pensée, même cœur, puisqu’ils ont, l’un et l’autre, passé la main à l’Immaculée...
Frère Bruno de Jésus-Marie, 7 août 2010
Mercredi 24 février
Saint Mathias
Comment se fait-il qu’entre la Vierge Marie et Jésus, il y ait un tel amour ? C’est inexplicable, sauf par le mystère de la Sainte Trinité. Il y a un même amour de Jésus à Marie et Marie à Jésus parce qu’ils sont les incarnations visibles, disons des deux Paraclets. Jésus est un intercesseur, un avocat. Il est venu parmi nous pour donner sa vie en rançon, mais afin d’être notre avocat pour que Dieu le Père nous fasse miséricorde. Premier avocat. Il se trouve dans le Ciel et il y en a un deuxième qui marche sur ses traces et ne peut pas s’empêcher de le suivre dans tous ses mouvements, sa mission historique. C’est le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit a choisi la Vierge Marie pour vase, pour réceptacle, comme temple. En la Vierge Marie est le Saint-Esprit. Jésus trouve en la Vierge Marie l’image du Saint-Esprit, et le Saint-Esprit, c’est la troisième Personne de la Sainte Trinité et Ils ne font qu’un : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Entre le Fils et le Saint-Esprit, il y a une concordance et une attirance mutuelle, ce qu’on appelle une procession, une relation tout à fait parfaite. Lorsque Jésus regarde la Vierge Marie, il voit en elle cette perspective d’amour qu’est le Saint-Esprit, de joie et de fécondité.
Notre Père, 19 juin 1993
Jeudi 25 février
Bse Isabelle de France
C’est simple comme bonjour ! La religion de Jésus-Christ, c’est la plus simple du monde. Je ne veux pas être riche, je préfère mourir de faim, mourir de soif, mourir d’humiliations, avec des chiens qui me lèchent les plaies, je préfère cela cent fois puisque ça va finir et que quand ce se sera fini, ce sera le Ciel pour toujours.
Même sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, cette simple petite Thérèse, elle avait compris cela tout de suite, voyant mourir sa mère. Le cercueil de sa mère dressé dans le couloir, le couvercle du cercueil… Elle a tout compris et elle s’est dit : « La terre, ce n’est rien ! C’est la préparation du Ciel ! » Elle n’a pensé qu’à aller au Ciel. Nous, si nous faisons pareil, nous aurons compris toute notre religion.
Avec une toute petite chose, et c’est la dernière : pourquoi le mauvais riche est allé en enfer ? Parce qu’il a fermé son cœur à la pauvreté, à la misère de cet homme qui était à sa porte. Donc, pratiquons la charité fraternelle et nous irons au Ciel !
Notre Père, 12 juin 1993
Vendredi 26 février
Aujourd’hui la Parole de Dieu présente l’image de la vigne comme symbole du peuple que le Seigneur s’est choisi. Comme une vigne, le peuple a besoin de beaucoup de soin, il a besoin d’un amour patient et fidèle. C’est ce que Dieu fait avec nous, et c’est ce que nous sommes appelés à faire, nous, pasteurs. Prendre soin de la famille est une façon de travailler dans la vigne du Seigneur, pour qu’elle produise les fruits du Royaume de Dieu. Mais pour que la famille puisse bien cheminer, avec confiance et espérance, il faut qu’elle soit nourrie par la Parole de Dieu. Une Bible n’est pas faite pour être mise dans une bibliothèque, mais pour être lue souvent, tous les jours, individuellement et ensemble, mari et femme, parents et enfants, par exemple le soir, spécialement le dimanche. Ainsi la famille grandit, chemine, avec la lumière et la force de la Parole de Dieu !
Notre Saint-Père le pape François, 5 octobre 2014
Samedi 27 février
Bse Marie Deluil-Martiny, Saint Gabriel de la Vierge des Douleurs
Un fils peut tout demander à son père, un père a un amour infini pour son fils ! Lorsque nous disons après cela : « Notre Père, qui êtes aux Cieux », nous souvenir de ce récit de l’enfant prodigue, c’est Jésus lui-même qui nous l’a donné à croire, et c’est nous l’enfant prodigue, combien de fois ! Alors nous sommes émus ! Et nous continuons le Notre Père, persuadés que notre Père nous écoute et nous donnera ce que nous demandons.
Notre Père, retraite sur la circumincessante charité, 1997
Dimanche 28 février
3e dimanche de Carême
Aujourd’hui, tout se résume en cette parole de Notre-Seigneur, dite à des gens venus lui annoncer qu’une tour était tombée, la tour de Siloé, et qu’il y avait eu dix-huit morts. C’était un événement récent pour que ce soit précis à ce point, et depuis, d’ailleurs, nous avons retrouvé (en 1914) les fondations de cette tour. Réponse de Jésus : « Croyez-vous que les dix-huit personnes qui ont été écrasées par cette tour étaient plus coupables que les autres habitants de Jérusalem ? Ne croyez pas cela ! Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous de même ! »
Voilà ce qu’il nous faut retenir aujourd’hui. Le troisième secret de Fatima ne nous dit pas autre chose, par la voix de l’Ange qui se tient auprès de Notre-Dame : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! »
Frère Bruno de Jésus-Marie, 23 septembre 2001
Lundi 29 février
Le mois de mars est le mois de saint Joseph, nous allons donc penser plus spécialement à saint Joseph. En février, nous avons aimé nous rappeler les apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes. Nos frères, nos sœurs, nos amis du pèlerinage à Fatima nous rapporteront un peu de la chaleur, de la lumière de Fatima.
Le 19 mars, on pensera à tous nos morts et on dira à saint Joseph : « Occupez-vous d’eux, ils n’ont pas eu autant de chance que vous, ils sont morts sans l’assistance de Jésus et de Marie, souvent dans des accidents, des maladies et sans se rendre compte. » Nous penserons à la mort de saint Joseph et nous penserons au départ de Jésus de Nazareth. Il n’était plus un enfant, il avait trente ans, et il a quitté sa mère, il venait d’enterrer saint Joseph et il est parti faire son travail d’évangélisation. Pendant le mois de mars, nous dirons souvent à saint Joseph : « Saint Joseph, protégez-nous », et à la Sainte Vierge : « Je vous aime, ô Marie ! »
Notre Père, 4 mars 1995

